Comprendre

Le mouvement de l’Internet des objets débute seulement : la croissance des dépenses liées à l’internet des objets est aujourd’hui 3 fois plus rapide que celle des marchés des TIC. En 2020, certains estiment que ce seront 15% des objets, soit 50 milliards d’objets connectés à Internet, qui génèreront un quart de toutes les données mondiales, pour un marché évalué à 7 000 milliards de dollars.

Une spécificité de l’internet des objets est qu’il mobilise aussi bien des problématiques « grand public » que des enjeux propres au monde de l’entreprise, de l’industrie et des services.

LES ENJEUX TRANSVERSAUX


Connectivité

S’assurer de la disponibilité des ressources rares pour ne pas freiner l’innovation.

Sécurité 

Garantir la sécurité des communications et des objets.

 

Données

Contrôler les conditions d’utilisation des données récoltées, qu’elles concernent les particuliers ou les entreprises.

Interopérabilité

Veiller au bon degré d’interopérabilité et éviter le verrouillage au sein d’un écosystème donnée.

 

LES ENJEUX POUR L’ARCEP

Les enjeux suivants, plus spécifiques aux métiers de l’Arcep, ont également été identifiés dans le livre blanc.

Assurer une connectivité multiple, mobile, fiable et à faible coût

L’internet des objets nécessite une connectivité étendue qui repose sur une diversité de technologies. De nouveaux réseaux dédiés à l’internet des objets (LPWAN, etc.) complètent les réseaux existants fixes, cellulaires, satellitaires ou de courte portée (Wi-Fi, Bluetooth, etc.) pour répondre à une palette de besoins variés de couverture, de latence, d’autonomie, de consommation énergétique, ou de coûts.

Veiller à la disponibilité des ressources rares

Fréquences. Les fréquences sont soumises à un régime d’autorisation individuelle ou générale. Dans ce dernier cas, elles sont dites « libres » et sont utilisées par des acteurs de plus en plus nombreux aux usages non répertoriés. Si, à court terme, une saturation de ces bandes ne semble pas devoir se produire, à moyen terme, cette situation pose la question de la quantité de spectre à même de répondre aux besoins croissants de l’internet des objets. Le formulaire de remontée des problèmes de qualité de service dans les bandes libres est une des réponses à cet enjeu.

Identifiants. En ce qui concerne l’adressage, la croissance exponentielle du nombre d’objets connectés interroge sur l’unicité ou l’éventuelle pénurie des identifiants et, en particulier, sur la transition de l’IPv4 vers l’IPv6.

Garder un jeu ouvert à tous

Le secteur de l’internet des objets est en cours de structuration. Plusieurs technologies existent, sans qu’aucun standard ne s’impose à ce stade. Pour l’Arcep, il convient de ne pas entraver l’innovation, en laissant avant tout les utilisateurs arbitrer entre les options.

Accompagner les acteurs, favoriser l’écosystème

Les solutions offertes par l’internet des objets sont en pleine multiplication et bouleversent d’ores et déjà le quotidien des particuliers, des territoires et des entreprises. Cette mutation appelle à la poursuite des travaux de l’Arcep pour réunir régulièrement l’écosystème de l’internet des objets autour de thématiques spécifiques.

 

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